“Aimer c’est vouloir du bien à quelqu’un ” Aristote

Je suis Pascaline, j’ai 45 ans.

Maman solo de deux garçons

Noah et Émiliano - qui ont 15 ans d’écart.

J’habite à Bordeaux depuis une dizaine d’années.

Je suis métisse, d’origine martiniquaise, passionnée de généalogie ultramarine, de danses caribéennes et latines…

et de développement personnel.

Je pense sincèrement que le plus intéressant ici,

ce n'est pas ma vie, mais ce que j'ai appris sur son chemin, et que j'ai à cœur de vous transmettre pendant nos échanges.

🔁Je rembobine jusqu’en …1988.

  • Victime d'une agression sexuelle en colonie de vacances, j'attends quelques années avant de me confier.

  • 30 ans après, je découvre que l'inceste est présent dans ma propre famille, sur plusieurs générations.

    Je porte plainte pour signifier à mon corps que je suis en sécurité.

  • 1992, je veux être pompier de Paris, puis sage-femme ou puéricultrice. Ce sera finalement masseur-kinésithérapeute. Un métier que j'ai exercé pendant 14 ans.

  • En questionnant ma mère sur ses choix professionnels, j'apprends qu'elle s'est pliée à la volonté de ses parents, alors qu'elle souhaitait devenir infirmière. Je découvre plus tard la notion de tâche inachevée en psychogénéalogie : les enfants poursuivent les rêves désenchantés de leurs parents.

  • 1998, presque majeure, je suis violemment agressée par mon petit ami. Je manque de perdre la vie à deux reprises, par arme blanche puis par strangulation.

  • En questionnant mes proches, j'apprends que l'un d'entre eux a été violent dans le passé, et que ma grand-mère a été agressé mortellement.

    J'apprends également par une thérapeute que l'agression au couteau symbolise l'agression sexuelle.

  • 2001, école de kiné, en 4 ans au lieu de 3. Une interruption médicale de grossesse chamboule mes études. Je redouble, sans lutter, ma deuxième année.

  • Je savais déjà que ma mère et ma grand-mère avaient été enceintes au même âge que moi. Les interruptions de grossesse étaient un réelle sujet de questionnement à l'époque.

  • 2005, je réalise mon mémoire de fin d'étude sur le thème de la kinésithérapie respiratoire en pédiatrie. Je suis corrigée par la cadre de Montfermeil (93) qui m'embauchera quelques mois plus tard. Bien sûr, je commence par un poste en pédiatrie.

  • J'apprends en 2020, qu'un de mes oncles est décédé à l'hôpital de Montfermeil en 1950, suite à une erreur médicale ( arrêt cardio-respiratoire)

    Il était hospitalisé en pédiatrie.

    Je commence à mieux comprendre mes difficultés avec le corps médical.

  • 2008, je mets au monde mon premier fils, avec 15 jours d'avance.

    Le papa insiste sur le prénom Noah, je finis par céder.

  • Je découvre que la date de naissance correspond à un décès douloureux du côté de son grand-père paternel.

  • La Saint Noah tombe sur l'anniversaire de ce grand-père.

  • 2008, après quelques mois en Martinique, je reviens 9 mois plus tard en région parisienne. J'ai horriblement mal aux gros orteils. Impossible de me chausser en plein mois d'octobre je prends mon mal en patience

  • À Paris, dans une librairie, je découvre "Le dictionnaire des malaises et des maladies" de Jacques Martel, à la page "douleurs aux pieds". Les orteils parlent de la direction que l'on prends dans la vie. La mienne était plus que chaotique car j'étais sans domicile fixe, sans emploi, avec un bébé à charge.

  • 2009, je prends en soin kinésithérapique un enfant lourdement handicapé sur le plan moteur. Ses soucis de santé sont récurrents et plusieurs fois j'ai le diagnostique ou la cause qui me passe par la tête, sans que je n'ose le dire à la "super" maman.

  • Grâce à lui ou à cause de moi, je me suis promise de tout dire, sans filtre. Car cette intuition nous fait gagner beaucoup de temps.

  • 2013, J'entre au CHU de Bordeaux, services pédiatrie, maternité puis orthopédie du rachis. Je rencontre alors le Docteur Vincent Pointillart et je découvre la médecine psychosomatique.

  • Je comprends pourquoi je n'avais pas réussi à soigner certains patients en kiné : le corps envoyait le signal d'alarme, et les mots nous indiquaient le nœud du problème.

  • 2015, rupture amoureuse pendant les vacances d'été en Martinique. Il me rend les clés mais j'appréhende le retour dans mon appartement à Bordeaux.

    Pendant trois semaines, je réfléchis à la transformation de mon appartement (peintures, meubles, linge de lit). À mon retour, je reçois un appel : "Nous avons un appartement à vous faire visiter" ;-)

  • Je découvre l'art de la visualisation et surtout son efficacité. Penser, sentir, entendre son objectif, sans s'occuper du comment. Elle accompagne maintenant chacune de mes séances d'hypnose et les grandes étapes de ma vie personnelle.

  • 2018, nouvelle rupture amoureuse, encore au mois d'août. Le départ de mon compagnon est absurde, ces mots aussi. Je décide de faire une liste de toutes mes ruptures, elles ont toutes eu lieu en août, sur 20 ans.

  • Peut-être une pointe de transgénérationnel mais surtout un message de mon inconscient face au double trauma de 1998 : "Chaque mois d'août je te garde en sécurité en créant une rupture, avant que tu sois en danger avec celui que tu aimes"

Déjà formée à l'hypnose en 2017, je poursuis une spécialisation en hypnose et transgénérationnel.

  • 2019, burn out. Je quitte l'hôpital. Mes séances d'hypnose pour les patients hospitalisées ne plaisaient pas à tout le monde. Certaines paroles humiliantes ont précipité mon départ, que je ne regrette pas.

  • Mon inconscient a pris soin de moi, il m'a fait sortir à temps de cet environnement toxique. J'ai démissionné le jour de l'anniversaire de ma grand-mère.

  • 2019, je retrouve, grâce à des tests ADN, mon grand-père maternel, que nous recherchions depuis 30 ans, ma mère et moi.

  • Une branche de mon arbre s'ouvre enfin, et me permet de comprendre certaines difficultés. L'occasion de mesurer davantage l'impact du transgénérationnel dans ma vie.

  • 2020, crise COVID, confinement.

  • Surprenant, il y a moins de séance en visio que d'habitude.

  • Je lance en juin le podcast Inconsciente !

  • Je développe le syndrome de la cabane et des crises d'angoisse 2 ans plus tard. Je les ferais disparaître grâce à la visualisation.

  • Moins de visio car moins d'intimité : chacun.e se retrouve H24 avec ses parents, son conjoints, ou ses enfants.

  • Inconsciente ! atteint aujourd'hui les 80.000 écoutes pour 96 épisodes.

    Validé dès le lancement par mon formateur en hypnose, directeur de l'IFHE : Olivier Lockert

  • 2021, je suis en conflit avec mon père. alors en vacances en Martinique, je prends une location saisonnière et je trouve dans la bibliothèque "Cessez d'être gentil soyez vrai" de Thomas d'Ansembourg

  • Je me forme rapidement en Communication Non Violente pour apprendre à mieux écouter l'autre, à mieux me comprendre moi. Pour apaiser les tensions, faire respecter ses limites et prendre soin de soi.

  • 2021, les secrets de famille sur l'inceste éclatent.

  • Je me forme sur les violences sexuelles (VS) afin de me mieux comprendre les victimes, les auteurs et le système judiciaire. Une formation VS et transgénérationnel me permet de découvrir l'origine des violences dans ma famille.

  • 2022, ma chaudière s'arrête 2 fois à des dates précises : le 5 novembre 2021 et surtout le 31 janvier 2022 pendant 6 semaines!

  • Le 5 novembre est la date de décès de mon grand-père, 31 janvier celui de ma grand-mère agressée. Notre chaudière a redémarré quand je me suis promise de faire la lumière sur les circonstances de ces décès.

  • 2022, j'enregistre plusieurs épisodes de podcast avec Élisabeth Horowitz, psychogénéalogiste depuis 30 ans et auteure de nombreux ouvrages.

  • J'applique ces conseils pour mon objectif de maternité : actes symboliques en août et en décembre, je suis enceinte en janvier 2023!

  • 2023, je donne naissance de mon second fils en septembre, il arrive avec un mois d'avance. Je lui donne un prénom coup de cœur : Émiliano

  • Sa date de naissance correspond à l'enterrement 3 ans plus tôt de ma marraine : un décès que j'ai eu du mal à digérer.

    La saint Émiliano tombe sur l'anniversaire de son papa.

    Émilia est son arrière grand-mère paternelle.